Rémanences

La rémanence est la persistance d’un état après la disparition de sa cause. Ici, ce sont des installations éphémères qui servent de base à une création photographique. Ces structures ont été construite en cohérence avec le lieu qui les accueille. Dans cette série, c’est une friche industrielle, L'ancienne Filature de Ligugé, qui délimite mon terrain d’expérimentation.
Je cherche ici à augmenter le réel, multiplier une anomalie et accentuer ce qui est à peine visible. Je me base sur des objets ou des matériaux que je trouve sur place ou que je pourrais y trouver, même si cela résulte d’une pollution accidentelle. Je choisis un espace précis pour ces qualités plastiques, ses matières ou sa couleur et je rajoute ensuite une installation complémentaire au caractère du lieu.

Pour ce projet, je m’intéresse à une mythologie du réel, en observant plus particulièrement les marques d’une présence humaine sur un territoire, qu’elle soit éphémère ou ancrée dans un paysage. L’impact d’une présence humaine est toujours visible sur un territoire, qu’elle soit monumentale ou discrète. Même les traces les plus éphémères relèvent d’une action d’appropriation parfois inconsciente. Une écriture gravée dans l’écorce d’un arbre, un monticule de pierre pour baliser un chemin de montagne, un château de sable sont autant de marques d’une présence humaine. J’y vois la volonté d’une sorte de rituel, l’obligation de montrer que nous sommes passés là, d’inscrire notre passage sur un territoire à un moment précis.


Projet soutenu par la Région Poitou-Charentes

Résidence de création Usines Nouvelles

www.lesusinesnouvelles.com

Lignes de fuite

Le travail de recherche Lignes de fuite est issu d’une résidence de création au lycée des métiers du Dolmen à Poitiers en 2015.
Il s’agit ici de s’appuyer sur l’architecture, particulièrement celle des environs de Poitiers, et la concevoir en terme graphique essentiellement. Jeux de lignes verticales et horizontales, aplats colorés, ce sont autant de propositions de compositions picturales et minimalistes qui s’offrent à nous.
La résidence de création a aussi été l’occasion d’ateliers d’initiation à la photographie argentique avec les élèves du lycée du Dolmen avec l’exposition Surimpressions. De nombreux ateliers de sensibilisation à l’image se sont déroulés dans les lieux partenaires du projet (Maison de l’architecture et Centre de Beaulieu).


Projet soutenu par la Région Poitou-Charentes, l’académie de Poitiers, le lycée des métiers du Dolmen, la maison de l’architecture de Poitou-Charentes et le centre de Beaulieu.

 

 

 

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Parenthèses et Suspensions est un projet de création d’une exposition photographique permanente à l’hôpital de Niort né à l’initiative du photographe Sébastien Gaudronneau,  et porté par la Commission Culture de l’hôpital de Niort.

Parenthèses et Suspensions a pour ambition de s’appuyer sur la photographie pour revaloriser les espaces d’attente et de circulation des différents services hospitaliers et propose ainsi aux utilisateurs (patients, familles, personnels hospitalier) de porter un nouveau regard sur ces lieux de vie commune au sein de l’hôpital.
Le projet Parenthèses et Suspensions donnera lieu à une exposition d’une soixantaine de photographies, comme autant de fenêtres ouvertes sur le monde extérieur, offrant au détour d’un couloir, la possibilité d’une échappée sensitive.

 

 

 

 

Porté par la Commission Culture du Centre Hospitalier, ce projet a été rendu possible grâce à un partenariat avec la Région Poitou-Charentes, le Conseil Général des Deux-Sèvres, le Crédit Agricole, AG2R La Mondiale, la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé, la Ville de Niort.

Ici et là

Des femmes allongées dans leur appartement.
Ici et là, étendues, maintenues suspendues dans un temps fixé par la photographie. Sans autre explication, juste un état des lieux et un état du corps qui interroge notre tendance à composer une fiction à partir d’une seule image.
En voulant aller plus loin qu’une simple photographie d’espace, j’ai cherché où se situait la frontière entre un environnement ordinaire et une autre réalité. Comment bascule-t-on du quotidien vers un univers plus fictionnel.
La mise en scène est réduite au strict minimum, juste une bascule d’un corps dans la lumière naturelle des espaces explorés. Mais ce corps allongé à cet endroit inhabituel questionne l’image fixe, entre l’inertie d’une personne évanouie et la sieste paisible, la photographie ne laisse entrevoir ni l’avant ni l’après et laisse toutes les interprétations possibles.

S’allonger sur un sol reste un geste simple mais pas anodin. Ceci questionne notre relation aux apparences sociales et les codes de représentations dans une société. Cette série de portraits témoigne du rapport que chaque individu entretient avec l’intime, de notre capacité à lâcher prise, à s’abandonner.

 

Projet soutenu par la Région Poitou-Charentes et DRAC

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Exil

Essentiellement composée de prises de vues autour du territoire niortais, Exil se conçoit comme une redécouverte de cet espace sous un angle singulier.

 

A l'origine du projet, quelques errances nocturnes, puis la volonté d'affiner un peu plus le regard vers ce décalage que propose la nuit. Loin des corps, hors des passages agités, ce sont ces zones délaissées, coincées à la frontière de la ville qui offrent le plus de liberté. Ici, pas d'esthétisme proclamé, aucun repère touristique, ce sont ces lieux où l'on se promène la nuit uniquement lorsque l'on se perd. Quelle soit minimaliste, abstraite ou détournée, cette approche est un moyen d'extraire de ces lieux une suggestion vers un autre imaginaire.

S'exiler d'un environnement commun et retrouver cette ouverture vers d'autres horizons.

In situ


A l'origine, ces photographies nocturnes composaient un ensemble de tests et d'expérimentations sur une grande partie du territoire Français. Suite à ce constat photographique, le souhait de se concentrer sur un territoire précis est devenu une évidence.
Le projet d'exposition au musée de Niort (Exil) est le fruit de cette réflexion.

Les photographies de la série In situ sont exposés en complément de l'exposition Exil.
 

© 2015 S.Gaudronneau Tous droits réservés

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